L’Atlas du Mont-Blanc est un laboratoire collaboratif où citoyens, chercheurs
et décideurs participent au suivi des milieux alpins

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Évolution des glaciers

 

Grâce au curseur central, déplacez-vous sur l'image et comparez la photo d'Argentière et de son glacier en 1890 (© Amis du Vieux Chamonix) avec celle prise  par les chercheurs du CREA Mont-Blanc en 2015 (© CREA Mont-Blanc).

 

before
after

 

Après avoir observé le glacier et son retrait, concentrez-vous sur la végétation des alentours. Quels changements observez-vous ?  

Suite au recul des glaciers, des zones auparavant recouvertes de glace sont laissées à nu. Au cours des années, la colonisation végétale se fait progressivement, par des successions de groupements végétaux caractéristiques de l’évolution du milieu. Les premiers végétaux, qualifiés de « pionniers », laissent la place à des groupes d’espèces « édificatrices ». Nous pouvons aujourd’hui observer, en plus de la forte urbanisation, que les forêts d’épicéa dominent largement les zones déglacées du glacier d’Argentière.  

 

 

Grâce au curseur, sélectionnez les périodes de -16 000 ans au XXIè siècle et observez comment la «cryosphère», la couverture glacière du massif du Mont-Blanc, a évolué successivement.

 

Placez le curseur sur la période actuelle, représentée par les données de 2000 à 2008. Qu'observez-vous ?

Les glaciers du Mont-Blanc occupent aujourd’hui 163km² et couvrent 63% du versant français du massif, 23% du versant italien et 14% du versant suisse. Cependant, cela n’a pas toujours été le cas car les glaciers sont vivants. Leur vie est rythmée par les températures et les précipitations. Ainsi, grâce à aux modèles de températures et précipitations passées, il est possible de cartographier les surfaces des glaciers du massif du Mont-Blanc depuis 16 000 ans BP (« Before present », avant aujourd’hui).   

Comparez la période - 7 000 ans à la dernière période, aujourd'hui, 2000-2008. Qu’observez-vous ?

Il y a plus de glace aujourd'hui qu'il y a 7 000 ans ! En effet, le stade 7000 ans BP correspond à une reconstitution de ce que pouvait être l’étendue des glaciers dans une période chaude et sèche.

Entre - 7 000 ans BP et 1850, nous avons eu affaire au Petit Age Glaciaire (XIVè-XIXè siècle). C’est la période d’extension maximale des glaciers depuis que l’Homme s’est installé dans ces hautes vallées. Il atteint son apogée aux alentours de 1550 et ne prend fin dans les Alpes qu’après 1850. Après cette période, des glaciers comme la Mer de Glace ou le Pré de Bar amorcent leur retrait.

En 2000, les effets de plus d’un siècle d’ère industrielle commencent à avoir un impact majeur sur les glaciers, qui réagissent avec une inertie de quelques décennies. Le retrait se poursuit depuis, avec des épisodes particulièrement coûteuses pour les glaciers comme la canicule de 2003.