Indicateur de printemps

Description de l’indicateur

Pourquoi cet indicateur ?

L’indice de printemps pour les arbres communs renseigne sur le caractère précoce ou tardif des saisons. Les températures sont le principal facteur déclencheur du démarrage saisonnier des arbres. Ainsi, l’évolution de l’indice de printemps sur le long-terme est un indicateur parlant de l’évolution climatique globale. Il permet d’estimer l’adaptation phénologique des arbres c’est-à-dire les changements de leur rythme saisonnier, l’une des principales réponses de la végétation face aux variations du climat.

Comment l'interpréter ?

Des valeurs au-dessus de 0 indiquent un démarrage tardif de la végétation par rapport à la moyenne depuis 2004, alors que les valeurs en dessous de 0 indiquent un démarrage précoce de la végétation.

Comment est-il calculé ?

L’indice est calculé sur des données de débourrement (date d’ouverture des bourgeons) de 7 espèces d’arbres et arbustes : noisetier, frêne, bouleau verruqueux, mélèze, épicéa, lilas, sorbier des oiseleurs. Ces espèces ont été choisies car elles sont présentes à différentes altitudes, démarrent leur saison de végétation à des périodes différentes à altitude égale (par exemple en mai pour les épicéas lorsque le noisetier démarre en mars), et sont communes donc faciles à observer et à identifier. Enfin, elles se retrouvent dans le massif du Mont-Blanc mais aussi dans les autres massifs montagneux, permettant ainsi les comparaisons.

Quelles sont les limites d'interprétation de l'indicateur ?

Cet indicateur donne des indications sur l’évolution phénologique à l’échelle des Alpes et cache donc de grandes disparités locales. Calculé sur des moyennes, il est sensible à la continuité des données d’observations dans les différents sites de suivi.

A quelle fréquence ?

Périodicité annuelle

Depuis quand est-il calculé ?

Depuis 2004

Protocole d’acquisition des données

Les données sont fournies par le programme de science participative Phénoclim, lancé en 2004. Ce programme invite les participants à observer, entre autres, l’ouverture des bourgeons année après année et à transmettre ces observations via le site web dédié. Parmi une liste d’espèces prédéfinies, les participants au programme choisissent une ou plusieurs espèces dans un même secteur, situées dans un rayon de 500 mètres. Pour chaque espèce choisie, ils repèrent au minimum 2 individus, idéalement 3. Les arbres sont ensuite observés une fois par semaine au printemps. Lorsqu’environ 10% des bourgeons de l’arbre sont ouverts sur l’arbre, la date associée est notée et saisie sur le site web.

Voir le protocole ➞

Enjeux sur les cycles saisonniers des arbres

Toutes les espèces n’adaptent pas leur cycle saisonnier à la même vitesse. D’autres facteurs que les températures printanières peuvent aussi influencer le démarrage saisonnier des arbres, notamment le froid hivernal.

Voir les enjeux ➞

Carte

Références

Partenaires

Autres indicateurs qui pourraient vous intéresser...

Autres enjeux en lien qui pourraient vous intéresser...

Enjeux

Chacun son rythme mais tous décalés

Les saisons s’allongent pour les arbres, à un rythme accéléré en altitude

Enjeux

Des herbivores à tous les étages

La distribution des herbivores est très dépendante de l’évolution de la végétation. Comment ces espèces vont-elles s’adapter aux modifications des saisons et de la composition des milieux ?

Enjeux

Le Mont-Blanc voit rouge

Les températures, si déterminantes pour la vie en montagne, augmentent. Les conséquences varient d’une saison à l’autre.

Enjeux

Double tranchant pour les grenouilles

Espèce commune à basse comme à haute altitude, la grenouille rousse est emblématique des effets, parfois contradictoires, du changement climatique sur le vivant.