A retenir

  • Le suivi de l’évolution du massif du Mont-Blanc est un projet scientifique de long-terme
  • Le CREA Mont-Blanc y mène des études en écologie, en lien avec la Zone Atelier Alpes et l’Observatoire ORCHAMP qui sont eux déployés à l’échelle des Alpes, pilotés par le CNRS, et rassemblant de nombreux laboratoires académiques et espaces protégés
  • Le site de l’Atlas du Mont-Blanc se veut un site-ressource diffusant de manière simple les résultats de ces suivis sur le Mont-Blanc. Il propose des indicateurs de connaissance de l’évolution du massif, des analyses synthétiques des processus écologiques à l’oeuvre et une base de données des études et équipements scientifiques dans le massif.

Une démarche scientifique : étudier l’évolution de long-terme d’un massif

Ce site est le fruit d’une initiative scientifique qui vise à faire du Mont-Blanc un site de référence du suivi de notre Planète, notamment en écologie. En effet, le Mont-Blanc a toujours été étudié pour ses glaciers, ses parois, son climat, plus rarement pour sa biodiversité.

Les études menées par le CREA Mont-Blanc - Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude- et ses partenaires académiques visent ainsi à mieux comprendre le fonctionnement des espèces et de leurs milieux naturels, pour ensuite évaluer l’impact du changement climatique sur nos paysages. Les chercheurs mesurent ces évolutions sur les milieux les plus représentatifs et les moins étudiés de la montagne : pelouses alpines, haute montagne, et limite supérieure de la forêt.

Il s’agit d’une démarche scientifique de long-terme. Les protocoles en place que vous pouvez découvrir dans ces pages combinent à la fois l’acquisition de milliers de données automatisées, des recherches académiques de terrain et l’implication de plus en plus de bénévoles à travers les sciences citoyennes.

Un réseau de chercheurs : pluridisciplinaire et à l’échelle alpine

Etudier l’évolution du massif du Mont-Blanc ne peut être le projet d’une seule institution. Le CREA Mont-Blanc, ONG scientifique basée à Chamonix depuis 1996, anime une démarche de recherche en écologie autour du Mont-Blanc. Il déploie sur le terrain du Mont-Blanc des protocoles qui font échos à d’autres massifs des Alpes : ils sont soit développés par d’autres chercheurs et “importés” d’autres massifs ou bien bien initiés et testés dans le Mont-Blanc pour être potentiellement répliqués ailleurs dans les Alpes. Cette mise en commun des protocoles et études menés à différentes échelles (Alpes / massif / versant / placette) est essentielle pour comparer les évolutions entre massifs et comprendre plus finement les processus à l’oeuvre localement et globalement.

Ainsi, les suivis en écologie dans le Mont-Blanc se fait dans le contexte plus large de la ZAA - Zone Atelier Alpes - mise en place par le CNRS et qui rassemble de nombreux laboratoires de recherche et espaces protégés des Alpes. Parmi les programmes de suivis de long-terme animés par la ZAA, ORCHAMP - Observatoire spatio-temporel de la biodiversité et du fonctionnement des socio-écosystèmes de montagne-, est l’un des outils dans lequel s’inscrit le CREA Mont-Blanc. Cet observatoire réplique des protocoles similaires dans 24 versants des Alpes, sur 137 placettes permanentes d’étude situées entre 330 m et 3160 m d’altitude. Le Mont-Blanc est l’un des deux “master sites” avec le Grand Lautaret dans les Alpes du Sud, qui suivent chacun 3 versants (ou “gradients”). ORCHAMP rassemble des partenaires scientifiques alpins comme le LECA - Laboratoire d’Ecologie Alpine du CNRS, le LESSEM de l’INRAE et des partenaires “opérationnels” comme les parcs nationaux et de nombreux parcs régionaux alpins, le CBNA - Conservatoire botanique national alpin, ASTERS qui gère les réserves de Haute Savoie et bien sûr le CREA Mont-Blanc.

De plus, dans le contexte actuel de changements environnementaux majeurs, les paramètres climatiques, écologiques et physiques s’entremêlent et toute démarche en écologie est nécessairement pluridisciplinaire. Le projet Mont-Blanc allie donc écologie, climatologie et glaciologie, puis à terme cherchera à intégrer d’autres disiciplines notamment la socio-psychologie, pour mieux comprendre les mécanismes d’évolution des paysages, milieux et espèces.

Un site-ressource : restituer de manière simple les savoirs acquis

Ces recherches ne doivent pas rester confidentielles. Le CREA Mont-Blanc s’est donné pour mission de non seulement accroitre la connaissance sur les écosystèmes d’altitude mais aussi sa diffusion vers la société pour aider à la décision et à la compréhension du monde qui nous entoure. “Explorer, comprendre et émerveiller”, l’Atlas du Mont-Blanc est un des outils développés par le CREA Mont-Blanc pour restituer ces connaissances de la manière la plus actuelle et la plus claire possible.

Ce site-ressource met donc à disposition des indicateurs mis à jour le plus fréquemment possible en fonction du rythme de collecte de données, des analyses synthétiques d’enjeux en écologie, glaciologie et climatologie dans un contexte de changement climatique et une base recensant les études et équipements déployés sur le massif par de nombreuses équipes de recherche.

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